Projets + façon de lire + stupeur

Je suis en pleine phase d’intensification d’écriture, à la fois pour mon roman/journal et mon essai – peut-être même plus encore intensément pour ce dernier. Tout se bouscule dans ma tête : un besoin impérieux d’écrire de conceptualiser, d’accoucher d’éléments d’un intellect en effervescence.

De plus en plus, je m’inquiète sur la place de la rationalité dans notre société. De cette absence de volonté d’approfondissement, de remise en question fondamentale de ce qui se donnerait à nous comme des faits de nature ou même d’inéluctables faits sociaux (sociologiques). Que tout le monde puisse accéder à la lecture et au goût de Don Quichotte n’est pas perçu comme une forme d’optimisme exacerbé ou d’idéalisme, mais comme une idée relevant d’un élitisme de bien mauvais aloi.

Il est difficile de ne pas devenir méprisant, de ne plus croire dans les possibilités des hommes : après tout c’est vrai, il y a le foot, les merdes télévisuelles, etc. Je lutte pour ne pas sombrer. j’ai l’impression que les facilités de la pensée sont mises en avant, comme des évidences intellectuelles : le consensus au niveau des pâquerettes – certains parlent de complaisance à se nourrir de merde…

Le fait est qu’il est parfois devenu difficile de dialoguer : le gouffre des références ; des diplômés qui ne connaissent pas le BABA de la recherche universitaire ; l’absence de travail de fond, de travail tout court. Une jeunesse de récitants qui sont obsédés par leurs examens et qui pensent que c’est une fin en soi. 5 années d’étude pour parler bêtement d’une opposition entre la théorie et la pratique. Des bacs + 5 programmés pour le travail à la chaîne façon Ford, en 2016 ! Et en plus,ils et elles sont arrogants, mais ceci est le propre de la bêtise. Où sont les contemporains révolutionnaires ? Ils sont enlisés dans des atavismes : pourquoi ont-ils fait, alors, des études supérieures ?

Sinon, je décide de modifier le déroulement de mon programme de lecture : 2 romans et 2 essais dans le même temps, plutôt que 1 et 1. Plus performatif et plus heuristique, du moins pour mes neurones.

Comme dirait l’autre, « ça va pas fort ».

Se faire éditer / s’éditer ?

Après l’édition chez l’Harmattan de notre essai avec Alexandra, j’écris actuellement un roman et un essai, et un roman est non encore publié.

La question de la publication est pénible.
Se faire publier, cela signifie entamer une démarche commerciale pour vendre ses écrits. Je me refuse à faire cela. D’où plusieurs alternatives :

  • se lancer dans l’autoédition
  • cibler l’édition des essais chez l’Harmattan et voir ailleurs pour les romans
  • selon les romans démarcher un éditeur spécialisé
  • tout publier chez l’Harmattan en sachant qu’un roman chez eux est presque confidentiel pour le mundillo littéraire
  • autoédition seulement pour les romans et projets photos/écrits de voyages

Ben me voilà bien avancé.

Ces questions ne m’empêchent plus de travailler mes écrits. C’est déjà ça…

L’année 2016 en images rendus mouvantes

Fabrice RADENAC, Pessoa, l’intranquilité, 2010 (61 min ; spectacle en théâtre, filmé sans public).

Alain EPO, La rumeur d’un monde, 2010 (73 min ; documentaire poétique sur Fernando Pessoa).

Alexandre ASTIER, Que ma joie demeure !, 2012 (2h10 avec les addendum ; spectacle (one man show d’environ 1h45 sur Bach).

Alexandre ASTIER, L’EXO conférence, 2015 (2h30 avec les suppléments ; spectacle (one man show de presque 2h sur la mythologie extraterrestre et la physique moderne).

Jennifer Baichwal, Edward Burtynsky – Paysages manufacturés, 2006 (86 min avec suppléments ; documentaire de 50 mn).

Cameron PORSANDEH, Helix, 2014/2015 [série de science-fiction en 26 épisodes d’environ 40 min].

Terry GILLIAM, Zero Theorem, 2013 [107 min ; film de science-fiction aux dimensions existentielles].

Jim JARMUSH, Only Lovers Left Alive, 2013 [118 min ; film fantastique – poème contemporain vampirique].

Dominique CABRERA, Demain et encore demain, 1997 [79 min ; autobiographie poétique filmée].

Dominique CABRERA, Grandir (Ô heureux jours !), 2013 [93 min ; autobiographie (familiale) poétique filmée].

Dominique CABRERA, Ici là-bas, 1988 [13 min ; Algérie quittée – court métrage documentaire post école de cinéma].

Dominique CABRERA et Laurent ROTH, Ranger les photos, 2009 [14 min ; aperçu auto/biographique].

Dominique CABRERA, Goat Milk, 2013 [12 min ; anniversaire de la mort du père de la réalisatrice].

William EUBANK, The Signal, 2014 [97 min ; science-fiction décalée].

Fernando FRAGATA, The Signal, 2010 [90 min ; fantastique(?)].

John SUITS, The Scribbler, 2014 [88 min ; fantastique/science-fiction].

Russel T. DAVIES, les 5 épisodes spéciaux du Doctor WHO – transition de la quatrième vers la cinquième saison avec transformation du Docteur (environ 50 min chacun).

Paul ZILLER, The Philadelphia Experiment, 2012 [89 min ; science-fiction].

Andy WACHOWSKI, Lana WACHOWSKI (as « The Wachowskis »), Jupiter Ascending, [127 min ; science-fiction].

Masaki SEGAWA, Basilisk, 2005 [série Manga de 24 épisodes de 25 min ; fantastique Ninja avec terreau histoire du Japon ère Edo].

Makoto SHINKAI, 5 centimètres par seconde, 2007 [63 min ; Manga urbain contemporain]

Makoto SHINKAI, Voyage vers Agartha, 2011 [116 min ; Manga fantastique]

Neil BURGER, Divergente, 2014 [139 min ; science-fiction]

Diane BERTRAND, L’annulaire, 2005 [104 min ; fantastique(?…)]

Alex GARLAND, Ex Machina, 2015 [108 min ; science-fiction/anticipation]

Peter JACKSON, The Hobbit: An Unexpected Journey, 2012 [169 min ; fantasy]

Peter JACKSON, The Hobbit: The Desolation of Smaug, 2013 [161 min ; fantasy]

Peter JACKSON, The Hobbit: The Battle of the Five Armies, 2014 [144 min ; fantasy]

Peyton REED, Ant-Man, 2015[117 min ; science-fiction]

Brad BIRD, Tomorrowland, 2015 [130 min ; science-fiction]

Robert SCHWENTKE, Divergente 2, 2015 [119 min ; science-fiction]

Morgan MATTWEWS, Le monde de Nathan, 2014 [111 min ; fiction contemporaine]

Brandon CRONENBERG, Antiviral, 2012 [108 min ; science-fiction en tendance horrifique]

Une nouvelle année : 2016

L’idée de constellation a suivi son cours.
Lors de la création des présentes archives, il était question de « constellation archivistique ».

La notion de constellation s’étend à toute ma production/création en ligne.

J’ai mis en place un site pour donner accès à l’ensemble de ladite constellation gasphérique :
http://gillesarnaud.blogspot.fr/

Je prends très au sérieux cette extension numérique de mon activité fondamentale : l’écriture.

Je pense sincèrement que plus tard, bien plus tard, tout ceci apparaîtra comme un ensemble éminemment cohérent.