2017 en images qui bougent

Sinon beaucoup de conférences gratuites en ligne : essentiellement physique fondamentale, astrophysique/cosmologie, arts.

Edgar HONESCHLÄGER, AUN, 100 min, 2011 [poème visuel apocalyptique fantastico science-fictionnel]

Jean-Pierre JEUNET, L’EXTRAVAGANT VOYAGE DU JEUNE ET PRODIGIEUX T.S. SPIVET, 105 min,2013 [fable contemporaine]

Charlie HOUSTON, Powers, saison 1, 10 épisodes d’environ 42 minutes, 2015 [super-héros]

Masaki KOBAYASHI, Kwaïdan, 3h08, 1965 [fantastique]

Kaneto SHINDÔ, L’île nue, 1h29, 1960 [drame contemporain]

Terry MATALAS et Travis FICKETT, 12 monkeys (saison 1), 13 épisodes de 42 min, 2014 [science-fiction gillianomarkerienne]

Danny CANNON et Paul SHAPIRO, La onzième heure ; série britannique, 4 épisodes de 70 min, 2005 [police scientifique]

Lectures de l’année 2017 : tous formats et genres sans distinction

Encore énormément d’efforts non-littéraires en perspective.

Des plongées régulières (mensuelles) dans la revue Pour la science et ses hors-séries.
Les articles de l’Encyclopedia Universalis avec parcimonie (en ligne également).

Robert SILVERBERG, L’homme dans le labyrinthe, 1969 [science-fiction]

Raymond ARON, Le spectateur engagé, 1981 [entretiens]

Jean-Paul SARTRE, La nausée, 1938 [roman contemporain]

Robert JASTROW, Des astres, de la vie et des hommes, 1971 [essai scientifique(astrophysique)]

Robert Charles WILSON, Spin, 2005 [science-fiction]

Brian HERBERT et Kevin J. ANDERSON, Les chasseurs de Dune, 2006 [science-fiction]

Collectif Encyclopedia Universalis, La science au présent 2017, 2017 [articles thématiques scientifiques]

Poul ANDERSON, Barrière mentale, 1958 [science-fiction]

Un retour vers les sciences dures, mais un désir renouvelé pour une littérature plus classique tout en étant contemporaine : de Giono à Barrès et Bernanos en passant par Proust, Koestler, Malraux, Capote, Melville, etc.

Projets + façon de lire + stupeur

Je suis en pleine phase d’intensification d’écriture, à la fois pour mon roman/journal et mon essai – peut-être même plus encore intensément pour ce dernier. Tout se bouscule dans ma tête : un besoin impérieux d’écrire de conceptualiser, d’accoucher d’éléments d’un intellect en effervescence.

De plus en plus, je m’inquiète sur la place de la rationalité dans notre société. De cette absence de volonté d’approfondissement, de remise en question fondamentale de ce qui se donnerait à nous comme des faits de nature ou même d’inéluctables faits sociaux (sociologiques). Que tout le monde puisse accéder à la lecture et au goût de Don Quichotte n’est pas perçu comme une forme d’optimisme exacerbé ou d’idéalisme, mais comme une idée relevant d’un élitisme de bien mauvais aloi.

Il est difficile de ne pas devenir méprisant, de ne plus croire dans les possibilités des hommes : après tout c’est vrai, il y a le foot, les merdes télévisuelles, etc. Je lutte pour ne pas sombrer. j’ai l’impression que les facilités de la pensée sont mises en avant, comme des évidences intellectuelles : le consensus au niveau des pâquerettes – certains parlent de complaisance à se nourrir de merde…

Le fait est qu’il est parfois devenu difficile de dialoguer : le gouffre des références ; des diplômés qui ne connaissent pas le BABA de la recherche universitaire ; l’absence de travail de fond, de travail tout court. Une jeunesse de récitants qui sont obsédés par leurs examens et qui pensent que c’est une fin en soi. 5 années d’étude pour parler bêtement d’une opposition entre la théorie et la pratique. Des bacs + 5 programmés pour le travail à la chaîne façon Ford, en 2016 ! Et en plus,ils et elles sont arrogants, mais ceci est le propre de la bêtise. Où sont les contemporains révolutionnaires ? Ils sont enlisés dans des atavismes : pourquoi ont-ils fait, alors, des études supérieures ?

Sinon, je décide de modifier le déroulement de mon programme de lecture : 2 romans et 2 essais dans le même temps, plutôt que 1 et 1. Plus performatif et plus heuristique, du moins pour mes neurones.

Comme dirait l’autre, « ça va pas fort ».

Se faire éditer / s’éditer ?

Après l’édition chez l’Harmattan de notre essai avec Alexandra, j’écris actuellement un roman et un essai, et un roman est non encore publié.

La question de la publication est pénible.
Se faire publier, cela signifie entamer une démarche commerciale pour vendre ses écrits. Je me refuse à faire cela. D’où plusieurs alternatives :

  • se lancer dans l’autoédition
  • cibler l’édition des essais chez l’Harmattan et voir ailleurs pour les romans
  • selon les romans démarcher un éditeur spécialisé
  • tout publier chez l’Harmattan en sachant qu’un roman chez eux est presque confidentiel pour le mundillo littéraire
  • autoédition seulement pour les romans et projets photos/écrits de voyages

Ben me voilà bien avancé.

Ces questions ne m’empêchent plus de travailler mes écrits. C’est déjà ça…